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> Du fond des océans les montagnes sont plus grandes, dans La Décroissance
lundi 5 janvier 2026 :: Permalien
Publié dans La Décroissance, janvier-février 2026.
Depuis son livre à succès Plutôt couler en beauté que flotter sans grâce, Corinne Morel Darleux s’efforce de parler de décroissance en s’adressant à « la part sensible » de ses lecteurs, en cherchant à les « affecter ». Car l’écologie politique ne relève pas d’une ingénierie visant à améliorer l’efficacité de la société technicienne pour réduire son empreinte carbone ; elle est une révolte vitale contre l’artificialisation et la marchandisation du monde. Dans son nouvel ouvrage, Du fond des océans les montagnes sont plus grandes, l’écrivaine nous embarque dans le golfe du Honduras, en compagnie des scientifiques d’Under the Pole, à la découverte de la zone mésomorphique. C’est-à-dire une zone située entre 30 et 200 mètres de profondeur, des « forêts animales marines » où la vie est particulièrement foisonnante mais aussi méconnue, fragile et menacée. Notamment par le chalutage, la pollution plastique, le réchauffement climatique et l’acidification des océans. « La zone mésophotique a besoin de renforts, de relais et d’émissaires, de tous les scientifiques, marins, artistes, navigatrices et aventuriers, biologistes, exploratrices, climatologues, plongeuses et poètes, amoureux de la mer ; elle a besoin que nous rendions visible l’invisible et que nous portions haut ses couleurs par la science, l’art, la raison et les sentiments », écrit Corinne Morel Darleux. Son livre y contribuera.
P. T.