Le blog des éditions Libertalia

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Un nouvel espace anarchiste à Paris ?

vendredi 13 mars 2009 :: Permalien

(Relais d’un communiqué de la Fédération anarchiste)

« Depuis des années, les militantes et militants de la Fédération anarchiste, aidés par une multitude de sympathisants et sympathisantes, ont développé des outils au service de l’idéal anarchiste…
En 1977. ce fut notre journal, Le Monde libertaire, qui devint hebdomadaire et en 1981, la librairie du Monde libertaire (Publico), entrait dans ses murs au 145 de la rue Amelot. En 1998, Radio libertaire quittait une location à Montmartre pour un nouveau studio en propriété.
Et finalement, en 2001, achat d’un local pour le Monde libertaire.
Aujourd’hui, l’occasion nous est donnée d’agrandir l’espace militant parisien en nous portant acquéreur d’un local d’environ 140 m2 qui se trouve à côté de la libraire, au 143, rue Amelot. Cet espace permettrait la tenue de réunions publiques telles qu’une Université populaire libertaire, un ciné-club, des cycles de formation anarchiste, des débats, des rencontres avec des auteur-e-s, des expositions d’Art…
C’est dans cette perspective, qui pourrait se concrétiser au mois de juin. que nous lançons dès à présent une souscription sous deux formes :
des dons, par chèques, qui serviront au financement de rapport en numéraire,
des prélèvements qui permettront de rembourser un prêt que le Crédit Coopératif est disposé à nous accorder.
La décision de réaliser cet achat sera prise par notre Congrès fédéral de fin mai 2009 en fonction de tous les engagements financiers reçus. Les chèques et avis de prélèvements reçus ne seront pas mis en circulation avant juin 2009. »

Pour plus d’infos ou pour participer, contactez le Secrétariat de la Fédération anarchiste (lien).

Exigeons la libération d’Ekma Mouktaré

jeudi 12 mars 2009 :: Permalien

Exigeons la libération d’Ekma Mouktaré,
inculpé de l’incendie du centre de rétention de Vincennes !

Ekma Mouktaré est l’un des huit inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes. Arrêté à Barbès en juin 2008, il est enfermé au centre de rétention de Vincennes.
Né en 1991, il a alors 17 ans. Deux jours après son arrivée dans le centre, il fait partie des personnes qui découvrent le corps inerte de Salem Essouli. Le lendemain, il participe à la marche silencieuse organisée par les retenus pour lui rendre hommage et pour protester contre cette mort causée par le défaut de soins. Après l’incendie, Ekma est transféré dans un centre de rétention de Lille, il y passe encore trente jours. On lui annonce alors qu’il est libre... mais il ne le restera que quelques minutes car à la sortie du centre, des policiers l’attendent, lui annoncent cette fois qu’il est inculpé de l’incendie du centre et le rapatrient sur Paris. Il est alors interrogé au commissariat de Louis-Blanc puis emprisonné à Fleury-Mérogis. Il passe 4 mois sans aucune nouvelle de l’extérieur, comprenant à peine ce qui lui arrive d’autant qu’il comprend mal le français et le parle à peine : sa détresse est totale. Nous parvenons à entrer en contact avec lui en novembre, il reprend espoir, sa famille est informée de sa situation et lui assure un hébergement sur la région parisienne. Il a donc toutes les garanties de représentation exigibles pour un sans-papier. Plusieurs audiences et confrontations ont eu lieu, mais on continue à lui refuser sa liberté conditionnelle.
L’Etat veut faire des exemples et pour ce faire s’acharne contre lui et les sept autres inculpés de l’incendie du centre de Vincennes. A travers eux, l’Etat veut donner une leçon à tous les sans-papiers qui, comme les retenus du centre de Vincennes cet été, ou ceux du centre de Bordeaux et de Toulouse cet automne ou encore de Lampedusa cet hiver, entendent continuer à se révolter contre le sort que leur réserve la violence des politiques migratoires européennes.


Jeudi 12 à 14h, Ekma Mouktaré passe une fois de plus devant le juge. Il fait appel du refus de remise en liberté. Il a besoin que nous soyons là.
Rendez-vous TGI de Paris, métro Cité, devant la chambre d’instruction, escalier A, à 14H


Soyons le plus nombreux possible pour protester contre son emprisonnement et l’acharnement de l’Etat contre lui et tous les autres inculpés.
Liberté pour tous les sans papiers et tous les prisonniers !
Liberté de circulation et d’installation !

Offensive, numéro 21

lundi 9 mars 2009 :: Permalien

En passant en kiosques, Offensive, le trimestriel d’Offensive libertaire et sociale (OLS), a augmenté sa pagination. Au sommaire de ce numéro, outre un lot de chroniques, de brèves et d’articles d’actualité, on lira plus particulièrement le dossier portant sur l’industrie de la punition. Les rédacteurs s’attaquent à l’idéologie d’enfermement, rappelant que des quatre fonctions que la théorie pénale attribue à la prison (dissuader, punir, réparer le dommage causé aux victimes, rééduquer et prévenir la récidive), seule la fonction de punition semble efficiente. En effet, comme le rappelle Emmanuelle Rozier, « la prison rend malade. Être enfermé déstructure les repères fondamentaux de toute vie individuelle, empêche l’initiative, coupe les attaches relationnelles.  » La prison tue, la prison rend fou. Il est temps de dynamiter collectivement le « grand renfermement » et son corollaire – la société de contrôle – et de trouver des formes de réponses sociales aux « déviances », dans le cadre d’une société libertaire.

Offensive, numéro 21, février 2009, 52 pages, 5 €.

Plus d’infos sur offensive.samizdat.net (lien).

Albert Camus et les libertaires

lundi 9 février 2009 :: Permalien

Écrits rassemblés par Lou Marin (Égrégores éditions)

Camus est l’un des auteurs les plus importants du siècle passé. Le qualifier de « philosophe pour classe terminale » relève de la condescendance bourgeoise ou de l’ineptie post-stalinienne. Notre dette à l’égard de l’auteur de L’Homme révolté, Les Justes, Noces ou La Peste est immense.

Camus a décrit la beauté du monde méditerranéen, des corps et des sensations, il a magnifié la révolte, s’est interrogé sur l’usage de la violence révolutionnaire. Quand les intellectuels ne juraient que par Marx et le grand frère russe, il a renvoyé dos-à-dos l’impéritie libérale et le totalitarisme rouge. Il n’y a guère que sur l’Algérie qu’on peut le trouver timoré. On savait déjà que dans le contexte de guerre froide, Albert Camus avait refusé de se laisser récupérer par le camp atlantiste, contrairement à Koestler ou à Souvarine par exemple mais on n’imaginait pas qu’il avait été aussi proche du mouvement libertaire.

Dans ce volumineux ouvrage, à la facture impeccable, Lou Marin rend hommage à l’écrivain en décrivant ses liens avec la Fédération anarchiste, la revue Témoins, Pierre Monatte et La Révolution prolétarienne, la CNT en exil et Solidaridad Obrera ou encore Louis Lecoin. C’est Rirette Maîtrejean, correctrice à Paris Soir, ancienne coéditrice du journal L’anarchie qui sensibilisa Camus à la pensée libertaire. Lors de la publication de L’Homme révolté, Camus se fit remonter les bretelles par Gaston Leval pour sa méconnaissance de Bakounine. Mais dans les rangs anarchistes, tous saluèrent son exaltation des hommes libres. Au cours des années cinquante, à maintes reprises, le prix Nobel 1957 participa à des réunions publiques en faveur de l’Espagne libre. Il a partagé la fraternité et la solitude des libertaires.

En fin de compte, mieux vaut laisser la parole à Fernando Gomez Pelaez, le responsable de la Soli : « En vérité, il nous aida comme on aide des membres d’une famille dans le besoin, sans compter et de diverses façons, de la plus visible à la plus discrète : sur les tribunes, par l’écrit, mais aussi en nous ouvrant son carnet d’adresses, en nous prodiguant ses conseils, en nous cédant des droits sur ses textes, en nous soutenant financièrement quand manquait le nerf de la guerre. Camus était ce genre d’homme, rare, qui ne tirait aucune publicité ou gloriole de ses gestes de solidarité. Il insistait au contraire pour qu’on ne sache pas qu’il était à l’origine de l’envoi de telle ou telle quantité d’argent pour aider un compagnon emprisonné ou sa famille. Brassens agissait de même, sans rien demander non plus en retour, sauf le silence. Dans un monde de m’as-tu-vu où la bonne conscience a toujours un prix, ce genre de comportement méritait d’être signalé.  »

Albert Camus et les libertaires (1948-1960)
Écrits rassemblés par Lou Marin, Égrégores éditions.
Ce livre est diponible dans notre librairie en ligne (lien).

Sortie du nouveau N’Autre école

mercredi 28 janvier 2009 :: Permalien

Communiqué du comité de rédaction de la revue N’Autre école (lien) annonçant la sortie du nouveau numéro.

Palestine, Chiapas, Oaxaca, Argentine
L’école, territoire de résistance ?

On aurait préféré une actualité moins sordide, mais notre actualité est tragique…. Ce numéro qui consacre une très large place à l’école en Palestine, mêlant témoignages, analyses et pistes de réflexion pédagogiques, sort au moment même où la bande de Gaza est victime d’une agression militaire intolérable....

Palestine, Argentine, Mexique, sont des terre de souffrances mais aussi de luttes et de résistances pour qui l’école est un enjeu majeur. D’ici à là bas, peu de chose nous séparent : même espoir dans les luttes, même implication dans l’éducation. Dans ce numéro, nous sommes allés voir de plus prés L’autre école, celle qui semble éloignée et qui est pourtant si proche de la n’autre, celle qui résiste et fait résister par tous les moyens. L’internationalisme n’est pas un vain mot ou une rengaine : rencontres, récits de voyage ou d’expériences, sont autant de témoignages qui nous rappellent que nos idées dépassent notre petit cadre territorial et se partagent au-delà des frontières.

En raison du contexte exceptionnel qui accompagne la sortie de ce numéro, nous avons décidé de mettre en ligne en libre accès de larges extraits de ce dossier "L’école en Palestine" (lien).

Le numéro complet en format papier peut-être commandé pour 4 euros en écrivant à :
CNT-FTE N’Autre école, 33, rue des Vignoles 75020 Paris
ou bien en passant commande par mail Comiteredaction@cnt78educ.cnt-fr.org

http://www.cnt-f.org/nautreecole

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